Carrière Fanaten

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Carrière Fanaten

Postby Fanaten » 19 Feb 2013, 22:55

Bonjour. Après une première carrière débutée au niveau club (je ne sais plus le sous-niveau) j'ai vite arrêté car c'était trop facile. J'en ai commencé une autre au niveau Junior ( sous niveau 5 je crois) et là ça correspond à ce qu'il me fallait vu mes capacités. J'ai entamé cette carrière en juin 2012 et après 8 mois j'ai fait 300 matches et terminé ma 4è saison. Avant d'entamer la 5è j'ai fait un point et vais vous faire partager mon expérience car elle est vraiment plaisante. Le récit est assez synthétique comme on peut le trouver sur une page wiki mais il éclaire bien (j'espère) sur la qualité du jeu et surtout du mode carrière : les hauts et les bas, l'influence de la surface face à un même adversaire, etc...

Ma progression est pour l'instant assez similaire à celle de Murray, donc plutôt réaliste. Je vais voir si comme lui je me maintiens au plus haut niveau et finis par décrocher un tournoi du grand chelem.
Le récit est évidemment totalement uchronique et enrichi de pas mal de fiction. J'espère qu'il plaira aux habitués et éclairera les autres sur la richesse de ce jeu, je devrais dire cette simu, son côté immersif et la façon dont on peut s'y projeter.

J'enrichirai la fiche et en particulier la partie stats ultérieurement et mettrai à jour le tout à la fin de la prochaine saison, donc dans deux mois à peu près si tout va bien.


Réglage caméra (en jeu) :


Caméra : fixe
zoom : au milieu
Hauteur : 1/5 en partant de la gauche
Ouverture : quasiment à fond à droite


[Camera]
Translation = 0
ForceSunInBack = 0 // 1 => Force Sun To Go in Back of Camera
Aperture = 0.95
Elevation = 0.15
Mode = 0
Zoom = 1.5
ZoomStart = 0
AspectRatio = 1.88605
FollowMode = 0


Mon perso avant mon premier match :

Coup droit : 35 %
Revers : 35 %
Volée : 10 %
Service : 40 %
Physique : 50/45 %
Spécial : 30/15/30 %
Lift : 35 %
Fatigue : activée
Contrôle : simulation
Preview : aucun
Auto-
positionnement : lent


300 matches en 4 saisons sur 8 mois :


15.06 - 24.07 - 15T - 68M - 6 SEM

24.07 - 06.09 - 23T - 52M - 6 SEM

06.09 - 28.11 - 37T - 87M - 11 SEM

29.11 - 16.02 - 24T - 93M - 11 SEM


Mon perso au bout de 4 ans de carrière :

ACTUEL PRECEDENT MEILLEUR

Coup droit : 75 74 % 79 %
Revers : 75 74 % 79 %
Volée : 70 68 % 75 %
Service : 72 73 % 76 %
Physique : 95 95 % 95 %
Spécial : 75/03/75 76/04/76 % 83/15/83 %
Lift : 35 35 % 35 %
Fanaten
crazy of the little yellow ball
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Re: Carrière Fanaten

Postby Fanaten » 19 Feb 2013, 23:03

EMILIANO FANATEN

Emiliano Fanaten est un joueur de tennis français, devenu professionnel en 1990 et ayant gagné à ce jour 21 titres, dont 3 du Grand Chelem. Il est né le 3 décembre 1973 à Paris d'une mère italienne et d'un père espagnol. Tous deux travaillent dans le milieu diplomatique, sa mère étant traductrice. Avec sa sœur jumelle Emilia, il grandit en France mais aussi en Italie, en Espagne et en Amérique latine (Argentine et Mexique) au gré du parcours professionnel de ses parents. Il est francophone mais parle aussi l'espagnol, l'anglais et un peu l'italien.

Pratiquant tout jeune le kart il est attiré par le sport automobile mais, en partie sous la pression de sa mère, se décide, vers l'âge de dix ans, à ne plus se consacrer qu'au tennis. Quelques finales de Roland-Garros confirment sa passion pour la petite balle jaune et en particulier pour la terre battue : Borg-Lendl qu'il voit à la télé en 81 et l'enregistrement du Borg-Orantes de 74 que lui montre son père mais aussi le Lendl-Mc Enroe de 84 que son père lui amène voir sur place lors d'un bref aller-retour en Europe pour l'occasion.


Image


1979 - 1990 : Les jeunes années.

Emiliano Fanaten commence à jouer au tennis vers l'âge de cinq ans sous l'impulsion de son père, lui-même passionné de tennis. Ce dernier côtoie des joueurs comme Orantes, Vilas ou Panatta ce qui impressionnera et influencera le jeune Emiliano. Peu sociable et pénalisé par de fréquents déménagements, il est très vite retiré du système scolaire et étudie avec des professeurs à domicile. Il passe aussi quelques mois dans l'école de Nick Bollettieri mais la discipline très stricte et l'éloignement familial mettent vite un terme à cette étape de sa formation.


1990 : Les débuts en tant que professionnel.

Après avoir gagné de nombreux tournois en junior, essentiellement sur terre battue, il dispute son premier match professionnel en janvier 1990, alors qu'il vient d'avoir seize ans. Il perd sèchement (6-0, 6-2) lors du premier tour des qualifications du tournoi "Future" de Schwieberdingen contre un tchèque, comme lui totalement inconnu. Lors du tournoi suivant, toujours en Allemagne, un "Future" disputé à Stuttgart, il gagne son premier match chez les pros (6-4, 6-4) contre Sascha Nenseln, un allemand titulaire d'une wild card. Il perd le match suivant au 2è tour des qualifs. Après un tournoi au déroulement similaire au Guatemala il obtient une première qualification pour un tableau final dans un "Future" en France, sur terre battue. Il gagne son premier match contre un français doté d'une Wild card, Daniel Courcol, 6/0 puis 6/4 après avoir été mené 3-0 et obtient ainsi son premier point ATP. Il perd ensuite logiquement au tour suivant (1/8) et son parcours s'arrête là. Après d'autres tournois sans résultats probants il joue mi-mars un autre "Future" au Portugal sur ciment et, bien qu'il soit avant tout à l'aise sur terre battue, passe les trois tours de qualification puis enchaîne les matches les uns après les autres au cours de rencontres très disputées : 3/6, 6/3, 7/6 puis 4/6, 7/6, 6/1 au deuxième tour du tableau final. Les deux tours suivants sont plus faciles et il arrive en finale avant de s'imposer 6/3, 1/6, 7/6 et remporter ainsi son premier tournoi chez les seniors. Deux semaines plus tard il dispute son premier tournoi Challenger, au Mexique, après avoir reçu une Wild Card pour jouer directement dans le tableau final. Bien que sur terre battue il est éliminé d'entrée après avoir bien résisté face à un joueur du Top 200 qui s'impose 7/5, 3/6, 7/5.

Mi-avril puis début mai il joue dans deux tournois "Future", en Espagne, sur terre battue : il est désormais directement qualifié pour le tableau final dans ces tournois et, s'il est éliminé d'entrée dans le premier, il atteint la finale dans le second après avoir perdu seulement 5 jeux en 4 matches. Il s'incline cependant nettement lors de ce dernier match. Lors du tournoi suivant, deux semaines plus tard, en Italie, il obtient son deuxième titre "Future" toujours sur terre battue après n'avoir laissé à chaque fois qu'un jeu à ses adversaires, excepté le second, plus accrocheur, battu 7/5, 6/2. Pointant au 280è rang mondial il abandonne définitivement les tournois "Future" pour se consacrer aux "Challengers". Fin mai, muni d'une wild card pour le tableau final, il joue aux Etats-Unis, à Savannah, sur la même terre battue verte que le tournoi de Houston et s'y impose d'entrée sans perdre un set. Cette première victoire dans un tournoi de ce type le fait monter à la 163è place du classement mondial. Pour le tournoi suivant, début juin, il part en Corée du sud pour jouer sur ciment et s'impose à nouveau, ayant lâché un set aux deux premiers tours et l'emportant difficilement (6/3, 7/5) en finale. Il pointe dès lors aux portes du Top 100 et joue en juin son premier tournoi ATP 250 : le premier tour lui fait rencontrer pour la première fois un joueur du Top 50, Petr Korda, et le tchèque le balaie logiquement 6/0, 6/3 en moins d'une heure sur le gazon allemand de Halle. Il disparaît de la même manière lors du tournoi suivant, toujours sur herbe, mais passe deux tours à Wimbledon pour sa première participation à un tournoi du grand chelem : il est battu 6/0, 6/3, 6/2 par Amos Mansdorf, alors 29è mondial. Ses résultats dans le temple du tennis lui permettent d'intégrer le top 100 à la 81è place.

Il continue sa saison dans les tournois ATP 250, devant parfois y faire les qualifications, et atteint pour la première fois les quarts de finale d'un tournoi de ce niveau, fin juillet, sur la terre battue de Gstaad. Il passe ensuite (au mieux) un tour dans les six derniers tournois auquel il participe, y compris sur le ciment de Flushing Meadows, mais termine quand même joliment sa première année chez les pros au 60è rang mondial.


1991 : L'entrée dans le Top 50 mondial.

Il débute sa deuxième saison en Inde, sur le ciment de Chenaï, et y est pour la première fois tête de série (n°6) mais est éliminé d'entrée, son adversaire s'imposant au bout de 2H30 de jeu par un laborieux 3/6, 7/5, 7/6 (7/4). Il ne brille pas non plus dans le grand chelem australien, battu au second tour, mais atteint par contre pour la première fois une demi-finale dans un tournoi ATP 250, défait par Francisco Clavet sur la terre battue de Santiago du Chili. En mars il est sélectionné pour jouer en coupe Davis mais ce choix est vraisemblablement prématuré et il perd sèchement contre les australiens Woodbridge et Fitzgerald. La France est éliminée et il restera plusieurs années sans rejouer pour la sélection nationale.

En avril il obtient son premier succès contre un joueur du Top 30, Magnus Gustaffson, sur la terre battue verte de Houston mais n'obtient guère de résultats probants. Il engrange quand même quelques points et fait son entrée dans le top 50 mi-mai après un quart de finale sur la terre battue de Belgrade. Pour son premier Roland-Garros il ne passe qu'un tour et retombe à la 60è place au classement ATP. Ses résultats stagnent et il est éliminé dès le premier tour à Wimbledon, perdant alors 20 places de plus au classement mondial.

Après une nouvelle élimination au premier tour, mi-juillet, sur la terre battue de Bastad, il doit à nouveau passer par les qualifications pour le tournoi suivant, sur le ciment d'Atlanta. Après 3 victoires il atteint le tableau final mais s'y incline d'entrée, balayé en une heure par Jim Courier, alors 17è mondial. Après Bastad il a décidé d'axer sa préparation sur son physique en vue de préparer déjà la saison suivante. Comme l'année précédente il atteint les quarts de finale à Gstaad mais est battu par un Jimmy Connors pourtant presque quadragénaire (6/7 (5/7) - 6/2 - 6/2). Il repasse à nouveau par deux tours de qualifs sur le ciment de New Heaven mais perd ensuite dès le 2è tour, balayé en moins d'une heure par Pete Sampras, 11è mondial. Il est ensuite battu d'entrée à Flushing Meadows, brillant toujours aussi peu dans les tournois du grand chelem, et continue sa dégringolade à l'ATP, pointant dès lors au 88è rang. Sa préparation physique commence à se sentir trois semaines plus tard, lors du tournoi sur terre battue de Bucarest : après trois matches vite expédiés il réalise le premier exploit de sa carrière en battant (7/5, 6/1) le n°4 mondial, Sergi Bruguera. Il s'impose ensuite en finale (6/1, 3/6, 6/0) contre Clavet et obtient ainsi son premier titre dans un tournoi ATP 250. Cela lui permet de retrouver le niveau atteint quatre mois plus tôt et pointer 49è, sa meilleure place à l'ATP jusque-là. Il fait encore 5 tournois avant la fin de l'année et atteint les quarts de finale sur ciment, fin septembre à Bangkok.

Il réédite ce résultat sur synthétique en indoor, à Montpellier, avant d'être ratatiné en moins de trois quart d'heure par le N°1 mondial, Stefan Edberg. Il termine l'année pas loin du Top 40 mondial. Sa préparation physique intensive, entre mi-juillet et mi-octobre, axée sur une amélioration de sa résistance et de sa vitesse vont lui permettre de donner à sa carrière une autre dimension à partir de l'année suivante.


1992 : Le Top 20 en point de mire.

Après 2 tournois sans résultats notables il atteint pour la 1ère fois les huitièmes de finale d'un tournoi du grand chelem à Melbourne mais est à nouveau battu sèchement par Edberg (6/0, 6/1, 6/1). En février il n'atteint pas les demi-finale à Santiago comme l'année précédente mais perd en quart contre André Agassi 6/2, 6/0. Il engrange cependant assez de points pour faire son entrée effective dans le Top 40 à l'ATP.

Début avril il fait un beau parcours sur la terre battue verte de Houston : il bat Michael Chang, 12è mondial en 1/8. Il se défait ensuite de Thomas Muster, 37è en 1/4, sur un 6/4, 6/7 (5/7), 6/4 de plus de trois heures. En demi il tombe sur Pete Sampras et se défend bien mais l'américain s'impose 7/5, 3/6, 6/2. A la fin du mois il crée la sensation à Barcelone en obtenant son meilleur résultat jusque là dans un tournoi ATP 500 : il se hisse jusqu'en finale, battu 6/2, 6/1, 6/3 par Jim Courier. Il fait son entrée dans le Top 30 à l'issue de ce tournoi. Il ne confirme pas par la suite mais atteint le 3è tour à Roland-Garros, sorti par Courier.

En juillet, après un quart à Hambourg il atteint les demis, toujours sur terre battue, à Umag, éliminé à la surprise générale 6/4, 3/6, 7/6 (7/3) par un joueur issu des qualifs, classé au-delà de la 150è place mondiale. Les cinq tournois suivants, en Amérique du nord, ne lui apportent rien si ce n'est de mauvaises relations avec les médias U.S. Il retrouve le sourire en retournant à Bucarest où il défend victorieusement le premier titre ATP 250 conquis l'année précédente : tête de série N°3 il est exempté de premier tour et bat ensuite facilement des joueurs qu'il a connu plus jeune, les argentins Jaite et Mancini et l'espagnol Arese. Il ne perd en effet que trois jeux en trois matches avant de triompher en finale (6/4, 6/0) d'un autre espagnol, Carlos Costa. Il pointe alors à la 25è place mondiale. Fin septembre il joue sur synthétique dans le tournoi indoor de Kuala Lumpur et malgré un parcours assez compliqué atteint la finale. Il est dominé par Clavet (7/5 6/2) qu'il avait pourtant éliminé sur terre battue lors de leurs deux précédentes rencontres.

Le dernier trimestre n'est pas mauvais puisqu'il atteint les quarts dans l'ATP 500 de Pékin (synthétique), battu par Becker avant de perdre en demi à Stockholm (indoor dur) face à Edberg. Il termine bien l'année avec une finale sur ciment à Valence en novembre : succès contre trois joueurs du Top 20, Alexander Volkov puis Guy Forget et Michael Chang. Thomas Muster qu'il avait pourtant battu sur terre le prive du titre (6/2, 1/6, 6/4) après avoir failli voir la victoire lui échapper lors de la dernière manche : Fanaten rate une balle de 5-3 sur son service puis 3 balles de 5-4 sur celui de Muster. Quelques points supplémentaires lors du Master 1000 de Paris lui permettent de gagner une place supplémentaire malgré une élimination d'entrée et il gagne un rang à L'ATP en étant 20è mondial pour débuter l'année suivante.


1993 : L'ivresse des sommets.

En début d'année les dissensions avec les médias US ne sont pas apaisées et Fanaten décide de faire l'impasse au premier semestre sur les tournois américains, exception faite de Houston où il apprécie particulièrement la terre battue verte. La communauté hispanique prend fait et cause pour lui et les tensions s'amplifient puis s'apaisent aussi vite mais il préfère quand même ne pas participer aux Masters 1000 d'Indian Wells et Miami, pourtant cruciaux pourvoyeurs de points pour le classement ATP.

Il débute bien l'année, loin des states, en atteignant la finale du tournoi de Brisbane sans perdre un set. Sur la surface synthétique du tournoi australien il n'est privé du titre que par un Pete Sampras affûté : 6/1, 6/1 en à peine une heure. A Melbourne il signe un match référence en 8è, balayant Ivan Lendl, 4è mondial, 6/3, 6/0, 6/0 en moins d'une heure trente. Le match suivant impressionne aussi les observateurs puisqu'il ne cède face à Agassi qu'après 4H15 de combat et une balle de match sauvée par l'américain à 5/4 au dernier set : 6/2, 2/6, 3/6, 6/3, 9/7. La semaine suivante il commence une superbe série sur terre battue, sa surface favorite, porté par un public qui le suit avec enthousiasme au Chili, au Brésil puis en Argentine et au Mexique : il va jusqu'en demi-finale à Santiago et bute sur Un Edberg qui s'en sort de justesse (5/7 - 7/6 (7/4) - 6/4) après avoir sauvé, comme Agassi, une balle de match à 5-4 dans le 2è set. Il s'impose ensuite à Costa Do Sauipe puis Buenos Aires et enfin Acapulco, premier succès en ATP 500, en ne perdant qu'un set en tout (contre Bruguera en demi lors de ce dernier tournoi). Ce trimestre se conclut donc pour lui fin février sur trois "golden weeks" comme dit la presse qui en fait subitement un des favoris pour la saison sur terre battue en Europe. Comme il l'a décidé en début d'année il ne va ni à Indian Wells ni à Miami mais passe tout le mois de mars au Mexique où il a des attaches, la presse lui prêtant au passage une relation avec la fille d'un ambassadeur. Il s'y repose et s'y entraîne pendant tout le mois de mars en attendant Houston.

Il débute donc le mois d'avril avec son seul voyage du semestre aux USA mais l'ambiance y est toujours relativement tendue à son égard après que certains de ses propos de l'année précédente (entre autres "l'Amérique ne me fait pas rêver") aient été ressortis et montés en épingle par la presse. Sa volonté de faire profil bas et son refus de s'exprimer à nouveau dans les médias est encore source de critiques et il est sifflé ou invectivé par le public, en particulier lors du premier tour contre l'américain Bryan Shelton, 46è mondial. Il se qualifie cependant, 7/5, 6/1, mais ne fait guère honneur à son nouveau statut de Top 15 mondial : s'il bat Marc Rosset, 33è, il sombre ensuite en quart, 6/1, 6/3, sans avoir jamais contrarié l'espagnol Emilio Sanchez qu'il avait pourtant battu deux mois auparavant. Revenu en Europe il se dit revanchard et considère qu'aller jouer à Houston était une mauvaise idée, ce qui lui sera encore reproché par la suite. Sur la terre battue de Monte Carlo il peine en quart face au 6è mondial, Goran Ivanisevic, mais passe, 3/6, 7/6 (7/5), 6/0, et atteint pour la première fois la finale d'un tournoi Masters 1000. Il cède facilement contre Sampras mais enregistre son meilleur résultat et s'approche du top 10 mondial. La semaine suivante il s'impose à nouveau dans un ATP 500 (après Acapulco) en remportant le tournoi de Barcelone, passant de justesse en 1/8 contre Amos Mansdorf (1/6, 6/4, 6/4) : il bat Bruguera nettement en finale, 6/2, 6/1, 6/1. Il conclue le mois d'avril en obtenant son premier titre dans un Masters 1000, sur les courts de Rome : il bat Becker puis s'impose pour la première fois contre Courier (6/7 (7/3), 6/3, 6/0) après 5 défaites. Il s'impose aussi face à Agassi et Bruguera battant ainsi 4 joueur du Top 10 alors que lui même venait d'arriver à ce niveau avant ce tournoi. Après le tournoi italien il gagne encore une place et pointe à la 9è place du classement mondial. Dans la foulée il va faire un ATP 250 à Belgrade, toujours sur terre battue, et s'impose là aussi. Par la suite il abandonne ce type de tournoi n'ayant plus de points à y glaner pour consolider son classement. La semaine suivante, à Madrid, sa bonne série prend fin et il est sorti dès le premier tour par son compatriote Cédric Pioline, lui aussi en pleine progression, à l'occasion de leur première confrontation (7/5, 6/4). Il est toujours 9è mondial (et 2è à la Race depuis sa victoire à Barcelone) mais ne tiens pas la pression la semaine d'après à Roland-Garros alors qu'on voit en lui un vainqueur possible même si certains observateurs voient sa progression un peu trop soudaine : il tombe dès le 2è tour contre le suédois Magnus Larsson, 27è mondial, contre qui il avait déjà perdu très sèchement à trois reprises sur d'autres surfaces. Déçu et un peu émoussé il prend un mois de repos avant de revenir fin juin pour Wimbledon sans avoir joué d'autres tournois sur herbe : il perd en 1/16 contre Emilio Sanchez qui l'avait battu à Houston.

En août, désormais 8è à l'ATP, il retrouve la terre battue à Hambourg et remporte son 3è tournoi ATP 500 : aidé par les éliminations avant l'heure d'Agassi et Ivanisevic il survole le tournoi, ne perdant que 4 jeux lors des 4 premiers tours et 3 pendant la finale face à Thomas Muster. Le voilà 6è à l'ATP et Son père l'incite à ne pas faire comme pour Wimbledon et à jouer un peu sur ciment afin de préparer au mieux le tournoi de Flushing Meadows où il est décidé à aller malgré le dernier épisode américain de Houston. Peu à l'aise il évite de peu l'élimination dès le premier tour contre le suédois Jonas Svensson, 60è mondial (7/6 (8/6), 6/4). Il perd sèchement (6/2, 6/1) au tour suivant dans ce tournoi de Washinton contre Malivaï Washington, 23è. La coïncidence amuse la presse qui se déchaîne à nouveau contre lui sur le thème "Tu ne gagneras jamais à Washington ni ailleurs aux Etats-Unis". Ses succès, limités à la terre battue, sont raillés ("slider") comme sa peur supposée des autres surfaces ("frightened frenchy") mais il est aussi attaqué conjointement sur ses origines latines ("fake french") alors que les médias américains semblent apprécier l'autre français qui monte, Cédric Pioline (Top 15), pourtant finaliste à Roland-Garros. Il joue à Toronto et perd en quart contre Pioline justement, contre qui il semble désarmé à chaque confrontation. Avant Flushing Meadows il revient aux USA pour le tournoi de Cincinnati et, au grand dam de la presse U.S., va obtenir un second titre dans un Master 1000 et surtout son premier succès en dehors de la terre battue (exception faite du Challenger Busan lors de sa première année pro). Ce succès sur le territoire américain signe étonnamment la fin des tensions juste avant Flushing Meadows. Il accepte de donner plusieurs interviews et les papiers le concernant sont neutres ou mêmes favorables, soulignant son énorme parcours lors de ce tournoi : s'il est bien aidé par l'élimination en 1/8 de l'épouvantail Sampras qu'il aurait pu rencontrer en demi-finale, on note ses progrès et ses premiers succès hors terre battue sur Becker et Muster ainsi que l'autre américain du moment, le N°2, Courier. Celui-ci, pourtant grand favori de la finale, doit céder face à un français qui sait ce jour-là gérer ses temps faibles et laisser passer la tempête quand il le faut. Il s'impose 0/6, 7/6 (7/3), 0/6, 6/2, 6/0, l'américain ayant craqué physiquement sur la fin dans ce qui est, pour le français, le plus gros match de sa carrière jusqu'à présent : l'américain avait failli s'imposer en trois sets, le français sauvant une balle de set avant le tie-break de la 2è manche. C'est 5è à l'ATP que Fanaten entame le grand chelem américain dans un climat apaisé (plus de sifflets du public) et il atteint pour la première fois les 1/8 de finale dans ce tournoi, éliminé par l'allemand Michael Stich qu'il n'avait jamais rencontré jusque-là.

Après ce tournoi il fait un break de plus d'un mois puis rejoint Pékin début octobre pour un tournoi où il avait atteint les quarts de finale l'année précédente. Son parcours américain l'amène en Chine avec la place de 4è mondial et le tournoi se déroule de tel sorte qu'il honore son nouveau classement : Courier et Sampras sont sortis avant l'heure et il ne peine qu'en 1/4 contre Krajicek (4/6, 6/1, 7/5). Il balaie Muster en 1H10, ne lui laissant que 2 jeux. Le voilà désormais 3è mondial alors qu'il retrouve la 2è place à la Race devant Courier. Il enchaîne sur le tournoi de Shangaï mais tombe en 1/8 contre un Krajicek qui prend sa revanche, 6/3, 5/7, 6/4. Assuré de disputer les Masters pour la première fois de sa carrière il avoue, à son retour en Europe, sa lassitude avant le tournoi de Bâle et son envie de voir s'achever une saison qui s'est pourtant avérée satisfaisante bien au-delà des ses espérances. Il perd en 8è en suisse contre Chesnokov puis contre Stich dans le Masters 1000 de Paris. Lors des Masters il joue son premier match contre Pioline qui a lui aussi enregistré une grosse progression pendant l'année passant de la 38è à la 5è place mondiale grâce, entre autre, à des finales dans les tournois du grand chelem français et américain. Pioline s'impose à nouveau sans aucun espoir pour Fanaten, 6/2, 6/3. Ce dernier se rebiffe et reprend la main contre Krajicek, s'imposant d'un rien : 7/6 (7/2), 7/6 (11/9). Il termine l'année sur une défaite plutôt méritoire contre le N°1 mondial Sampras qui s'impose 6/3, 6/3. Ainsi s'achève sa participation aux Masters après lesquels il perd sa 3è place au profit de Bruguera (demi-finaliste), pour 25 petits points, et termine l'année 4è devant Pioline, Sampras et Courier étant 1er et 2è.


1994 : Premiers titres en Grand Chelem, hégémonie sur terre battue et accession au rang de N°1.

Après quasiment deux mois de break, Fanaten débute directement sa saison par le 1er tournoi du Grand chelem de l'année, à Melbourne. Il à en effet décidé de ne plus faire de tournois ATP 250 pour se concentrer sur des épreuves donnant plus de points. Il évite Pete Sampras et Jim Courier qui tombent tous deux en 1/8 de finale et atteint la finale en ne perdant un set que contre Todd Martin puis Jaco Eltingh. Il décroche ainsi un premier titre majeur en dominant une fois encore facilement Sergi Bruguera. Lors des deux tournois suivants en indoor, Rotterdam et Memphis, il saute en 1/2 finale contre Todd Martin qui décidément ne lui réussit pas. Fin février il conserve son titre à Acapulco, ne laissant un set qu'à Luis-Enrique Herrera au 2è tour et entamant une formidable campagne sur terre battue. Sélectionné pour la Coupe Davis il surclasse logiquement ses adversaires lors de la rencontre France-Danemark. En mars il perd en 1/4 de finale sur le ciment d'Indian Wells et de Miami contre Boris Becker et Petr Korda.

Il marque le 2è trimestre de son empreinte réalisant un incroyable parcours sur sa surface favorite : à Monte-carlo, en demi-finale, il triomphe pour la 1ère fois de Pete Sampras, l'ancien N°1 mondial, et s'impose ensuite contre Bruguera. A Barcelone il balaie Albert Costa au 1er tour, ne lui laissant que 2 échanges lors d'un 2è set hallucinant. En demi il s'impose pour la 1ère fois contre Michael Stich et remporte le tournoi avant de triompher dans la foulée à Rome en battant à Nouveau Sampras en demi. A l'issue de ce succès il accède au rang de N°1 mondial mais n'y reste qu'une semaine, repassé par Courier. Ce dernier est absent à Madrid alors que Sampras tombe dès le 2è tour. Evitant tous les adversaires qui lui posent problème habituellement il s'impose facilement, ne concédant qu'un set, en finale, à Agassi lors d'un match de plus de trois heures. C'est en N°1 mondial et en grand favori qu'il arrive donc à Roland-Garros. Il survole certains de ses adversaires de manière insolente, Jeff Tarango partant du tournoi après un triple 6/0 au 2è tour et Michael Chang, en quart, perdant 6/1 au 1er set avant de ne gagner qu'un échange dans le 2è set et deux dans le 3è. Seul Stephan Edberg à pu lui prendre un set en 1/8.

Pour mieux préparer Wimbledon, Fanaten va finalement dans un ATP 250 sur herbe, à Hertogenbosch. Il figure bien contre des adversaires très modeste mais tombe en 1/2 finale contre un 22è mondial, Magnus Gustafsson, sur un 9/7 au tie-break du 3è set. Ces quelques matches ne lui servent finalement à rien puisqu'il est sorti dès le 1er tour. 5 sets et 3H20 contre un Thomas Enqvist, pourtant classé au-delà de la 50è place mondiale, démontrent qu'il n'est définitivement pas à l'aise sur cette surface. Dans la foulée il est nettement battu en Coupe Davis par les tchèques Karel Novacek et Petr Korda et la France est éliminé. Il se reprend en s'imposant facilement sur la terre battue de Hambourg, battant une nouvelle fois Sampras en finale.

En septembre ses débuts sur ciment sont difficiles et il ne passe qu'un tour à Washington avant d'atteindre pour la 1ère fois la finale à Toronto. Sampras, revanchard, le prive du titre sans être jamais menacé. A Cincinnati les deux joueurs se retrouvent à nouveau en finale et l'américain vacille mais sauve 6 balles de match et s'impose au bout de 4H30 de folie. Fanaten arrive à Flushing Meadows en outsider principal et tient son rang : il s'impose pour la première fois, hors terre battue, sur Sampras lors d'une finale où l'américain n'est jamais en mesure de l'emporter. Le français explique avoir revu en détail l'enregistrement vidéo de leurs deux dernières confrontations. Après ce tournoi Sampras est remonté N°2 mondial et Fanaten quasiment assuré de terminer l'année N°1.

S'il garde son titre acquis l'année précédente sur le synthétique de Pékin, la fin de sa saison est plus compliquée. Sur le ciment de Shangaï il est sorti en 1/8 par Stefan Edberg qu'il avait pourtant battu lors de leur dernière rencontre sur cette surface. A Bâle il est sorti 2 sets à 0 au 2è tour par Renzo Furlan, un joueur pointant à peine dans le Top 100. Il faut remonter à juillet 92, en demi-finale à Umag, pour lui trouver (alors 28è) une défaite contre un adversaire aussi mal classé. La semaine suivante, à Paris, l'affront est encore plus cuisant. Il subit une défaite comme il n'en avait pas connu depuis deux ans : un 6/0, 6/0 en moins d'une heure contre Yevgeny Kafelnikov. Le russe confirme ainsi sa progression et son premier succès important, un ATP 250 deux semaines plus tôt contre Courier. Fanaten n'est donc pas au mieux à moins de deux semaines des Masters de londres, dernier grand rendez-vous de l'année. Il prend quand même sa revanche contre Edberg lors du 1er match mais est défait ensuite par Jim Courier qu'il n'avait pas revu depuis plus d'un an. Le match suivant lui ouvre pour la première fois les portes des demi-finales de ce tournoi puisqu'il s'impose une fois encore contre Bruguera. Il concède cependant un set à l'espagnol ce qui ne lui était pas arrivé depuis 9 matchs. Il ne franchit pas, ensuite, l'écueil Sampras, et ce dernier prend sa revanche après la finale de Flushing Meadows. Fanaten termine l'année en tête de la hiérarchie mondiale après un petit chelem mais les observateurs s'accordent à dire que confirmer sera sûrement un gros challenge l'année suivante pour le français.


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Re: Carrière Fanaten

Postby Mugiwara » 20 Feb 2013, 14:39

Super intéressante ta carrière !

Juste une petite question, concernant les surfaces, tu as mis les anciennes vitesses ou celles d'aujourd'hui qui sont plus lentes ?
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Re: Carrière Fanaten

Postby Fanaten » 20 Feb 2013, 16:32

Merci à toi. :mrgreen:

Je n'ai rien changé, je joue avec la version 2011 1.0e (build 89-2012.6.13) donc ça doit être les anciennes vitesses. Je ne savais pas qu'il y avait eu des changements à ce sujet.

:wave:
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Re: Carrière Fanaten

Postby Fanaten » 25 May 2013, 21:42

Voilà, ci-dessus, le récit de ma 5è saison (1994) et les tableaux annoncés auparavant.


Merci à Manutoo pour l'intégration de tout ça. :jap:


En complément :


402 matches en 5 saisons sur 11 mois :


15.06.12 - 24.07.12 - 15T - 68M - 6 SEM
24.07.12 - 06.09.12 - 23T - 52M - 6 SEM
06.09.12 - 28.11.12 - 37T - 87M - 11 SEM
29.11.12 - 16.02.13 - 24T - 93M - 11 SEM
20.02.13 - 21.05.13 - 23T - 102M - 13 SEM



Mon perso d'une année à l'autre :


DEBUT 1995-------------DEBUT 1994----------MEILLEUR

Coup droit :----80------73 %-------------------80 %
Revers :--------80------72 %-------------------80 %
Volée :----------63------63 %-------------------75 %
Service :---65/64------65 %-------------------77 %
Physique :-----95-------95 %-------------------95 %
Spécial :--68/03/68----75/03/75 %----------83/15/83 %
Lift :-----------35-------35 %-------------------35 %




J'ai gagné en coup droit et revers autant que j'ai perdu en lob et contre.
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Re: Carrière Fanaten

Postby Mugiwara » 26 May 2013, 12:45

Je suis bluffé par la qualité de ton travail ^^ Le boulot que ça doit être !
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Re: Carrière Fanaten

Postby Fanaten » 27 May 2013, 13:10

Merci Mugiwara. :D

Ca prend un peu de temps mais pas tant que ça finalement. TE est addictif en lui-même mais ça crée une motivation supplémentaire. :dance:
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